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Pour parler ! pour dire enfin ce que tout le monde me conseille de taire.

« c’est du passé, tout cela, il faut tourner la page, regarder vers l’avenir, etc… » s’il suffisait de dire « c’est fini », je l’aurais fait. Malheureusement ça ne se passe pas comme ça. Parler fait du bien. Rencontrer d’autres personnes qui souffrent aide à guérir.

 


Le début de mon histoire...

 

 

 Avertissement : J'ai enfin fini la reprise de mes anciens articles. Je peux donc continuer mon blog...

J'ai créé une catégorie  supplémentaire :

La médecine et moi : Une rubrique indépendante dans laquelle je parle de mes relations conflictuelles avec la médecine et de ma façon parfois "spéciale" de soigner.

 


Depuis le mois d'août -date à laquelle elle n'a pas « pu » me recevoir, même pas juste le temps de se dire bonjour, sœur n°4 ne m'a parlé qu'une seule fois, en novembre, pour me souhaiter un bon anniversaire.

J'ai décidé de ne pas la forcer, je n'espère rien d'elle.

Je suis donc étonnée qu'elle me souhaite une bonne année. Nous échangeons des banalités. Elle a appris par sœur n°3 que j'avais une maison en Bretagne et elle s'en réjouis.

D'apprendre que nous passons à 20 km de chez elle ne l'incite pas pour autant à nous inviter à lui rendre visite. Je ne demande rien non plus.

Sœur n°3 est hospitalisée pour une intervention sérieuse. Elle me téléphone de l'hôpital puis me laisse sans nouvelle. Folle d'inquiétude, au bout de deux jours j'appelle chez elle. Elle est là, car la personne qui devait veiller sur son mari n'a pas entendu qu'il avait un malaise, il est tombé et resté au sol plusieurs heures. Ma sœur, appelée d'urgence a quitté l'hôpital pour mettre son mari en sécurité.

Elle est complètement accablée, sans solution. Je lui conseille de téléphoner aux maisons de retraite qui pratiquent de courts hébergements pour permettre au conjoint ou à la famille de s'absenter ou de se faire soigner.

Trois jours plus tard, ma sœur m'appelle de l'hôpital où elle est de nouveau rentrée après avoir placé son mari dans une maison de retraite médicalisée. Elle me remercie et m'annonce que son mari va me tenir au courant du résultat de l'opération.

Deux jours passent. Rien ! Pas de nouvelles ! J'appelle mon beau-frère qui commence par me demander d'un ton agressif comment j'ai eu son numéro puis dit qu'il a bien pensé à tenir sœur n°4 informée mais qu'il n'a   pas   du   tout   pensé à moi !

C'est toujours agréable à entendre...

Je suis bien stupide de m'inquiéter de personnes pour qui je ne compte pas vraiment.





Quelques jours plus tard, n°4 m'appelle. Pour la première fois elle se laisse aller aux confidences. J'ai bien fait de jouer l'indifférence.

Elle me parle de ses enfants et petits enfants, elle dit que c'est plus facile avec moi qu'avec n°3 qui, sans enfant, « ne peut pas comprendre ».

Je devrais me réjouire de ce rapprochement mais au travers de nos conversations jaillissent  des révélations qui contredisent ce que n°3 m'a fait croire pendant des années.

Je me pose toujours la même question : « pourquoi n°3 a toujours prétendu avoir rompu toute relation avec n°4 alors qu'elles se fréquentaient assidûment » ?  Je ne trouve pas de réponse et je me sens... trompée.

En fait je suis jalouse. N°3 m'a toujours fait croire qu'elle entretenait avec moi une relation particulière alors qu'il n'en était rien. Je découvre que n°4 sait tout de moi jusqu'au plus petit détail alors que l'inverse n'est pas. J'ai été tenue à l'écart de tout.

Je dois me retenir pour ne pas crier à la trahison sous peine de perdre les deux sœurs qui me restent.

Plus le temps passe et plus le doute s'insinue en moi... Qu'en est-il de mes deux autres sœurs qui d'après n°3 ne veulent plus entendre parler de moi ? Se voient-elles en cachette ? 

N°3 n'a jamais été capable de me donner la raison pour laquelle elles ne voudraient plus me voir. Je n'ai jamais compris quel pouvait-être leur motif. Je vais devoir attendre que n°4 le dise mais il me faudra ruser car dès que je pose une question directe elle change de sujet. Le terrain est miné, je dois être patiente bien que ce ne soit pas dans ma nature.

 

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Vendredi 17 octobre 2008
communauté : De la Vie commentaires (5)   

 

Alors que je venais de mettre en ligne mon précédent article, une lettre recommandée arrive : J'ai un contrôle fiscal sur l'entreprise !!!

C'est la panique !

Même si je suis parfaitement en règle, que je n'ai commis aucune faute intentionnelle : j'ai peur.

Je rêve du contrôle (plus exactement j'en cauchemarde) pendant vingt jours, j'y pense vingt heures sur vingt quatre, je n'entends plus ce qu'on me dit, plus rien ne me fait rire... je n'imprime plus !


Les questions se bousculent dans ma tête : pourquoi nous ? et si nous avons un redressement ? pourrons-nous payer ? sur quoi porte exactement le contrôle ? les contrôleurs ont-ils déjà trouvé quelque chose ?

Et c'est ainsi que chaque soir, j'avale, sans même m'en rendre compte, une tablette entière de chocolat. J'enfourne carré sur carré, n'attendant même pas que le dernier soit fondu pour en engloutir un autre. J'ai beau mettre la tablette entamée dans une boîte, dans le placard, j'y reviens tant qu'elle n'est pas finie

Et les revoilà, les 84 kilos ! En plus, tout ce chocolat me donne mal à la tête.

Je suis exécrable. Des cernes me bouffent le visage. Je ne supporte plus rien ni personne. Le contrôle fiscal est une idée fixe, je ne pense qu'à ça !

Mick n'arrive pas à m'apaiser. A bout d'arguments, il décide de m'emmener en week-end. Je refuse, ce n'est pas le moment ! Je fini par céder en disant « puisque tu t'en moques, j'aurai bien tort de m'en faire ».

Il m'interdit de parler du contrôle pendant trois jours.

Dès mon arrivée en Bretagne, je jardine. Je ne fais que ça. Je ne pense qu'à mes fleurs. Le miracle se produit : je dors. Enfin une vraie nuit de 7 heures, d'un trait, sans rêve ni cauchemar.

Je jardine encore samedi toute la journée et dimanche matin. J'ai encore passé une bonne nuit, identique à la première. Depuis, les nuits sont redevenues normales, mon esprit s'est apaisé.

 


Une rupture dans le mode de vie et le retour du sommeil m'ont permis de relativiser.

Nous avons un contrôle fiscal, et alors ? Si nous avons un redressement parce que j'ai mal fait les choses, me rendre malade n'y changera rien. Si erreur il y a, il n'est plus possible de la réparer si ce n'est qu'en payant au fisc ce qui n'a pas été payé en son temps.

Par contre, ce que je peux faire dès à présent, c'est perdre les quatre kilos que j'ai pris en un mois. Heureusement, je n'ai pas repris l'habitude de manger beaucoup. Il suffit de supprimer le chocolat. Comme je manque de confiance en moi (le temps du contrôle) j'ai trouvé plus prudent de ne pas en acheter cette semaine.


 

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Lundi 6 octobre 2008
communauté : Réquilibrage alimentaire commentaires (1)   



Il faut faire vite à cause des jours fériés. Nous avons commandé un sommier (le matelas est posé sur le parquet), un congélateur et divers appareils ménagers indispensables. A peine arrivés, nous déchargeons la voiture et montons le lit que nous avons apporté. Nous avons à peine fini que le livreur apporte le sommier...
Mick vient juste de mettre les prises de courant en place que le congélateur est livré. Tout est comme ça, il faut courir dans les magasins avant la fermeture pour trouver le petit matériel nécessaire. Tous, ferment tôt en raison des fêtes.
Nous avons tout juste le temps d'acheter de quoi faire un repas de Noël. Il sera accompagné de cidre - on est en Bretagne, non ? En fait c'est surtout moins cher que le vin.

Chaque jour nous travaillons jusqu'à épuisement pour mettre les choses en place. Me concernant c'est essentiellement le nettoyage qui m'occupe à plein temps. Pour ne pas sentir la douleur au dos et aux genoux, j'avale des analgésiques à tour de bras.

Kate fait du forcing pour que nous nous rencontrions. Comme je refuse catégoriquement d'aller chez eux, ils viennent le jeudi. Je n'ai pratiquement rien pour préparer un repas et nous n'avons pas les moyens de les inviter au restaurant.
Je fais une poule au riz, cela ne demande pas beaucoup d'attention et je peux la préparer la veille.
Quand ils arrivent (très tard, Miguel croyait que nous étions plus près de chez eux), c'est comme une tornade qui s'abat  sur la maison.
Les enfants, sans dire bonjour, se précipitent sur le canapé avec les chaussures et, comme s'ils se trouvaient sur un trempolling, se battent avec les coussins en hurlant. Alors que je reste quelques secondes ahurie par ce spectacle, des cris me font courir à l'extérieur.
Mon fils, ma belle-fille et mon époux crient tous en même temps. Mon époux tient notre chien bavant de rage sous le bras. Kate et Miguel examinent leur chiot à la recherche d'une morsure.
Notre chien est un « dominant ». Il considère mon fils et sa famille comme sa propriété. Alors qu'il faisait la fête aux arrivants, le chiot est descendu de voiture. Notre Fox, surpris, s'est jeté sur le chiot, heureusement sans le mordre.
Le ton monte entre Mick et Miguel. Tout le monde a eu peur. Les enfants pleurent. On met le chiot  terrorisé dans la cuisine pendant que notre Fox est tenu enfermé.

C'est dans cette ambiance électrique que nous prenons notre repas. Dans la panique j'oublie complètement de finir la sauce sensée accompagner la poule. C'est franchement mauvais, tout est raté...  
J
e suis énervée, épuisée, rien ne va. J'ai envie de pleurer, cette journée est complètement ratée, j'ai  envie qu'ils partent. J'ai hâte de retrouver calme et sérénité.
Nous faisons une petite promenade sur le port. L'air vif me fait du bien.






Quand ils nous quittent, je suis enfin calmée.
Il nous reste encore trois jours pour travailler à notre maison mais cette mauvaise journée nous a fait perdre le bel enthousiasme des jours précédents.

 

 

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Jeudi 25 septembre 2008
communauté : De la Vie commentaires (1)   

 

 

Déjà que ce n'est pas facile de reprendre le travail, mais en plus la balance présente sa facture !

Aïe ! La douloureuse... 84 kilos et demi, + 4 kilos TTC !


Pendant les vacances, la première semaine, j'ai pris 1 kilo. Rien de catastrophique en plus j'ai mis cela sur le comte de la vieille balance que nous avons en Bretagne.

Les mini-esquimaux, le Kuing-Aman et les galettes bretonnes consommés en excès ne m'ont jamais fait prendre plus de 2 kilos que je contrôlais rapidement. Je m'étais accordé la prise d'un seul kilo. Pas question de prendre plus !





La mauvaise surprise le jour du retour a été de constater 3 kilos de prise de poids qui se sont transformés deux jours plus tard en 4 horribles kilos !

Comment cette prise de poids fulgurante peut-elle s'expliquer ?

Tout simplement dans le fait que déjà la dernière semaine de vacances, j'étais moins active puis, dès mon retour, je n'étais plus active du tout !

Pas question de me laisser faire ! Surtout ne pas se décourager !

Cette semaine a été très dure ! Des envies folles de sucré... heureusement, j'ai mon vinaigre de cidre ! Quelques gouttes dans un verre d'eau et l'envie de sucré se calme.

Pour comble de malchance, mes genoux me font un mal de chien ! impossible de me « remuer » pour maigrir !

On est vendredi :  j'ai reperdu 2 kilos ! 

 

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Vendredi 5 septembre 2008
communauté : Réquilibrage alimentaire commentaires (2)   

 

 

Dès que nous cessons de penser au travail, notre esprit s'envole en Bretagne.

Quelles sont les choses indispensables ? Nous avons acheté l'électroménager de première nécessité. Certaine choses nous seront livrées aux vacances de Noël.
Nous avons besoin de meubles car il n'est pas question de déménager prochainement. Nous pensons prendre notre retraite dans cinq à six ans.

Ebay est tout à fait adapté à notre besoin. En plus, Mick prend beaucoup de plaisir à faire des enchères. La période d'avant fêtes est tout à fait propice à l'achat de meubles. Les gens vendent les vieux meubles pour s'en offrir des neufs ou acheter des cadeaux de Noël. Pour deux cent trente cinq Euros nous achetons une chambre complète. Notre chambre à coucher.

A l'appartement dès que j'ai un moment, je prépare des paquets. Je dois choisir les choses les plus utiles. Ce n'est pas facile. J'emballe des objets, les cale soigneusement dans les boîtes, les sorts pour en mettre d'autres puis, prise de remords je remets les premiers...
Mick est effrayé par la quantité de sacs et de boîtes qui sont dans le couloir, prêts à partir. Il va falloir choisir...

Mon fils insiste pour que nous passions Noël chez lui. Il ne comprend pas que ce que nous désirons le plus au monde c'est ETRE DANS NOTRE MAISON !
Mon refus le fâche mais cela m'est égal ;surtout que passer Noël avec ses beaux parents n'a vraiment rien d'attrayant. Sa belle-mère ne cesse de me rappeler que je n'ai pas souvent mes petits-enfants quand à son beau père, c'est une bombe à retardement. Il semble calme et tout-à coup, sans aucun motif, il se met à insulter et menacer une personne.
Il l'a fait à mon beau-frère le jour du mariage alors que celui-ci ne lui parlait même pas.
Quand il est là il faut peser ses mots, ne jamais faire la moindre allusion à la politique et nous savons bien que notre statut de « patrons » nous expose à sa vindicte.

Nous partons pour 8 jours en Bretagne. La voiture est chargée à mort (le lit et l'armoire, démontés sont sur le toit), le chien voyage sur mes pieds et la caisse de transport du chat est calée entre les sacs.

C'est la famille « Bidochon » qui part en vacances ! Par les vitres on voit des meubles, des gamelles et des fleurs. Nous avons essayé de cacher ce bric-à-brac mais en vain.

Tant pis pour la honte, laissons place à la joie !

 

 


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Mardi 29 juillet 2008
communauté : De la Vie commentaires (1)   
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